Lecture commentée, Blackwater, Michael McDowell, tome 1 : la crue

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, « La  crue »  dans lequel l’auteur nous immerge au sens figuré et presqu’au sens propre dans cette petite ville d’Alabama.

Le style de Michael McDowell, un peu dans la veine de Mark Twain, nous décrit un sud un peu désuet, à l’écart du monde et de la modernité.

La crue qui vient de ravager Perdido est si bien décrite qu’on croit sentir les odeurs de pourriture, de moisi et de charogne qu’elle laisse derrière elle.

Le fantastique et l’horreur ne font pour le moment que rôder dans la petite ville et les scieries qui la font vivre sans que ses habitants n’en aient conscience.

Les Noirs encore esclaves il y a peu, y vivent et y travaillent dès l’enfance dans une ambiance paternaliste, ce terme étant à prendre avec précaution tant il apparait que le vrai pouvoir est ici clairement aux mains des femmes et notamment de deux d’entre elles habitées par une rivalité féroce.

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