Au fil de mes lectures, Les Furtifs, Alain Damasio

Ayant dévoré du même auteur « La horde du contrevent », je me faisais un plaisir de découvrir « Les furtifs ».

Disons le d’emblée, j’ai eu beaucoup de mal à terminer ce roman et, cela va sembler horrible à certains, il m’est arrivé d’en lire en diagonale certains passages.

Nous sommes en France dans un futur proche. A la suite d’un désengagement progressif et continu de l’état la quasi-totalité des grandes villes sont devenues les propriétés d’entreprises privées qui y imposent leurs règles du marché réservant certains quartiers, certaines rues ou moyens de transport à ceux qui en ont les moyens.

La fille de Lorca et Sahar, Tishka âgée de quatre ans a disparu dans des conditions mystérieuses. Lorca, au contraire de Sahar qui s’efforce de faire son deuil, est persuadé que sa fille est partie avec les furtifs, des animaux ou des êtres extraordinaires impossibles à voir dont l’immense majorité des gens ignore l’existence. Poursuivant sa quête fébrile, Lorca va intégrer une unité secrète de l’armée qui s’efforce de découvrir ce que sont les furtifs.

Une intrigue intéressante, un thème de la paternité traité de manière poignante, des animaux (les furtifs) qui échappent au regard ou sont pétrifiés lorsque par miracle quelqu’un les aperçoit, une dystopie aussi crédible qu’une autre…et pourtant Le roman ne m’a pas happé.

Comme dans « la horde du contrevent », Damasio met en scène plusieurs narrateurs (six contre vingt dans la horde) ayant chacun son style, mais ici l’accumulation de jargon technique, d’argot de banlieue, de mots étrangers finit par enlever toute fluidité à la lecture et pour ce qui me concerne devient très agaçant par moments.

Enfin, le manichéisme du propos, les méchants capitalistes, la technologie asservissante, opposés aux bons migrants, aux gentils marginaux des zones autogérées, et aux furtifs libertaires, reflétant sans doute les idées politiques de l’auteur transparait un peu trop grossièrement.

Mon jugement pourra sans doute sembler un peu sévère mais il est à la hauteur de ma déception à la lecture d’un auteur qui à travers d’autres ouvrages m’avait séduit.

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